En bref :
- La qualité de l’air intérieur est affectée par plusieurs polluants invisibles dont la concentration peut nuire à la santé.
- Les plantes dépolluantes absorbent différents composés organiques volatils (COV) comme le formaldéhyde, le benzène ou le toluène.
- Choisir une plante adaptée à la luminosité et au taux d’humidité de la pièce garantit une efficacité optimale et une meilleure durabilité.
- 10 plantes polyvalentes sélectionnées combinent dépollution et régulation d’humidité, tout en demandant peu d’entretien.
- Trois niveaux de solutions sont proposés, du budget zéro aux options plus coûteuses, mais mesurables en confort d’habitat.
Comment les plantes améliorent la qualité de l’air intérieur
Les logements, surtout de taille standard, concentrent différents polluants issus des matériaux et des produits d’entretien. Ces composés chimiques volatils (formaldéhyde, benzène, toluène, xylène, ammoniac, monoxyde de carbone) sont liés à des effets nocifs comme maux de tête et fatigue chronique. Depuis les recherches de 1989 initiées par la NASA, il est établi que plusieurs plantes absorbent ces polluants, agissant comme des filtres naturels.
- Le formaldéhyde est présent dans les panneaux agglomérés, colles, papiers peints.
- Le benzène provient des peintures, plastiques, fumées de cigarette.
- Le toluène et le xylène sont liés aux vernis, colles, dégraissants.
- L’ammoniac émane des produits de nettoyage.
- Le monoxyde de carbone résulte d’une combustion incomplète.
Cette action bénéfique se combine avec la capacité de certaines plantes à réguler l’humidité, un paramètre essentiel pour limiter moisissures et inconfort respiratoire dans un logement où 20 % des habitations en France présentent un taux d’humidité élevé.
| Plante | Principaux polluants absorbés | Lumière | Humidité | Température optimale (°C) |
|---|---|---|---|---|
| Spatiphyllum | Formaldéhyde, benzène, toluène, ammoniac, xylène, trichloréthylène | Moyenne | Nécessite atmosphère humide | 18-25 |
| Dragonnier marginé | Formaldéhyde, benzène, toluène, monoxyde de carbone, xylène, trichloréthylène | Moyenne | Pas de besoin spécifique | 18-24 |
| Chlorophytum comosum | Benzène, formaldéhyde, monoxyde de carbone, toluène, xylène | Modérée | Supporte différentes conditions | 8-30 |
| Néphrolépis (Fougère de Boston) | Formaldéhyde, xylène | Moyenne | Préfère sols humides et grande hygrométrie | 10-21 |
| Palmier nain | Ammoniac, formaldéhyde, xylène | Moyenne | Humidité moyenne | 18-24 |
Quels bénéfices concrets pour un intérieur standard ?
En apportant jusqu’à 15 µg/h de dépollution de formaldéhyde par grandes feuilles ou racines aériennes, les plantes comme le Spatiphyllum permettent de réduire la concentration en COV dans un rayon de plusieurs mètres carrés. L’effet dépolluant est cependant pondéré par la taille de la plante et la qualité de son entretien. Par ailleurs, l’augmentation de l’hygrométrie ambiante aide à lutter contre l’air trop sec, identifié par certains capteurs à moins de 30% d’humidité relative dans les logements modernes, cause fréquente d’inconfort respiratoire.
- Absorption simultanée de plusieurs polluants majeurs pour limiter leur accumulation.
- Régulation naturelle de l’humidité avec réduction du risque de moisissure.
- Amélioration du confort respiratoire et réduction potentielle du stress cortical induit par des polluants.
10 plantes dépolluantes particulièrement adaptées pour des logements fonctionnels
Le choix d’une plante tient compte de trois critères mesurables : taux d’humidité dans la pièce, luminosité disponible en lux, et contraintes d’entretien (arrosage, taille).
- Spatiphyllum – tous COV majeurs, lumière moyenne, besoin en humidité forte.
- Dragonnier marginé – polyvalent et robuste, lumière moyenne, peu d’entretien.
- Chlorophytum comosum (plante araignée) – excellent absorbeur de CO, très tolérant.
- Néphrolépis (fougère de Boston) – idéal pour pièces humides, demande vaporisation.
- Palmier nain – dépollue ammoniac et formaldéhyde, résistant à la chaleur.
- Aréca (palmier d’intérieur) – absorption puissante de xylène et toluène.
- Pothos – efficace pour benzène, toluène et CO, très adaptable.
- Fougère d’intérieur – absorption ciblée, nécessite atmosphère humide.
- Sansevière – dépollue et résiste à des températures jusqu’à 28 °C.
- Tillandsia – absorption d’humidité par feuilles, entretien minimal.
| Plante | Besoins en lumière (lux) | Arrosage | Capacité dépolluante (COV ciblés) | Entretien (temps / semaine) |
|---|---|---|---|---|
| Spatiphyllum | 1500-2500 | Sol maintenu humide, vaporisation 2x/semaine | Formaldéhyde, benzène, xylène, ammoniac… | 15 minutes |
| Dragonnier marginé | 1000-1500 | Arrosage bi-mensuel | Formaldéhyde, monoxyde de carbone, toluène | 5 minutes |
| Chlorophytum comosum | 800-1200 | Arrosage hebdomadaire, tolère sécheresse | Monoxyde de carbone, benzène, formaldéhyde | 10 minutes |
| Néphrolépis | 1000-2000 | Arrosage fréquent, sol humide | Formaldéhyde, xylène | 20 minutes |
| Pothos | 600-1000 | Arrosage hebdomadaire, substrat léger | Benzène, formaldéhyde, monoxyde de carbone | 10 minutes |
Solutions accessibles selon le budget disponible
- Budget 0€ : Maximiser la ventilation naturelle et placer des boutures ou plantes récupérées gratuitement (pothos, chlorophytum).
- Solution intermédiaire : Acheter quelques plantes pérennes moyennes (dragonnier marginé, spatiphyllum) à 15-30 € par pot, entretien basique.
- Solution optimale : Combinaison de plusieurs espèces dépolluantes et humidifiantes avec pots adaptés, supports techniques et éclairage artificiel spécifique (budget supérieur à 100 € pour un ensemble viable sur un séjour de 15 m²).
Tableau comparatif des plantes dépolluantes populaires et faciles d’entretien
| Plante | Polluants principaux | Exposition requise | Humidité | Coût approximatif (€) | Avantages / Limites |
|---|---|---|---|---|---|
| Spatiphyllum | 5+ COV (formaldéhyde, benzène, etc.) | Lumière moyenne | Haute | 20-35 | Très efficace, demande arrosage régulier |
| Dragonnier marginé | 6 COV principaux | Lumière moyenne à faible | Modérée | 25-40 | Robuste, peu exigeant |
| Chlorophytum | Benzène, formaldéhyde, CO, toluène | Modérée | Souple | 15-30 | Résistant, rapide à refaire des rejets |
| Néphrolépis | Formaldéhyde, xylène | Lumière indirecte | Haute | 30-50 | Effet humidifiant, demande entretien |
| Sansevière | Formaldéhyde, benzène | Lumière faible à moyenne | Faible | 10-20 | Entretien minimal, croissance lente |
Quelle plante dépolluante choisir pour une pièce peu lumineuse ?
Le Dragonnier marginé tolère les endroits à lumière modérée voire faible, avec peu d’entretien, ce qui le rend adapté aux pièces sombres.
Comment entretenir une fougère de Boston ?
Maintenir le sol constamment humide, vaporiser ses feuilles 2 à 3 fois par semaine, éviter le soleil direct, et une température entre 10 et 21 °C.
Peut-on utiliser les plantes pour remplacer un détecteur de monoxyde de carbone ?
Non. Bien que certaines plantes absorbent le monoxyde de carbone, l’installation d’un détecteur est indispensable pour la sécurité.
Quel entretien pour un chlorophytum ?
Arroser une fois par semaine sans stagnation d’eau, installer à luminosité modérée, nettoyer les feuilles pour optimiser la photosynthèse.
Les plantes dépolluantes aident-elles contre l’humidité ?
Certaines, comme le Néphrolépis et le Spatiphyllum, contribuent à réguler l’humidité, aidant à limiter les excès et améliorer le confort respiratoire.